Honte à ce gouvernement

J’ai assisté le 16 novembre 2019 aux événements de la place d’Italie à Paris et ce que j’ai pu constater m’a amené à comprendre la duplicité de gouvernants qui n’ont pas du tout l’intention d’établir un quelconque dialogue avec les français. Ils sont depuis le début en mode répressif tout en voulant nous faire croire le contraire, ou formulé autrement, ils nous prennent pour les lapins de trois semaines.

Un jeune casseur renverse du mobilier urbain

J’étais là pour animer une table d’information politique avec quelques autres militants, manifestation statique dument déclarée et autorisée en préfecture et indépendante des manifestations des gilets-jaunes même s’ils ont tout notre soutien.

Dans un système politique sain

Il n’est pas anormal que dans n’importe quelle société la population soit en désaccord avec les choix de son gouvernement. On peut alors assister à des rassemblements de personnes qui manifestent ces désaccord. À ce stade, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, une population ne disposant pas de moyens de communications publics forme des cortèges qui défilent en scandant des slogans, en brandissant des pancartes ou des drapeaux.

Le gouvernement entend parfaitement ces revendications et doit alors formuler une réponse, à tout le moins pour justifier ses choix, et si ces arguments ne tiennent pas la route parce qu’on leur oppose des contre-arguments plus forts, peut revenir et proposer une alternative ou encore retirer complètement son projet.

Et autour de tout ceci, les forces de l’ordre ne doivent être là que pour parer aux débordements d’éléments isolés qui sont là davantage pour se défouler et casser du mobilier que pour revendiquer quoi que ce soit.

Là, c’est un système normal avec des gens majoritairement de bonne foi. Nous sommes malheureusement aujourd’hui très très loin du compte.

Place d’Italie

Le 16 novembre 2019, c’est à dire au dernier jour d’une année de manifestations de gilets-jaunes, on a pu constater de visu que le fonctionnement normal attendu au long d’une manifestation ne correspond plus du tout.

Dès 10h00, il y avait déjà de nombreux gilets jaunes qui commençaient à se rassembler tout autour de la place, l’objectif étant de marcher à partir de 14h00 vers la place de la Bastille. Les forces de l’ordre à ce moment là s’étaient faites assez discrètes. Mais peu après, les casseurs sont apparus et ont commencé par dévaster la devanture d’une banque située au coin entre l’avenue d’Italie et l’avenue de Choisy. Et ils n’y sont pas allés à moitié, toutes les vitres de la devanture ont été détruites à coup de pavés. D’où venaient ces pavés ? Il se trouve que la place d’Italie est en travaux et le jardin central est en chantier… les casseurs sont tout simplement allés se servir.

Mais c’est là que la bât blesse : les forces de l’ordre sensées veiller à ce qu’il n’y ait pas de débordement n’étaient pas là pour surveiller certains points particuliers, notamment le chantier et les devantures de commerces. Au lieu de cela, on voyait ici ou là des groupes de gardes mobiles alignés comme des rangées de playmobils. Je ne les blâmerai certainement pas, ils répondaient aux ordre de leur hiérarchie, et là, il y a lieu de se poser quelques questions. Je ne suis pas un stratège, mais il me semble qu’il n’aurait pas été très compliqué de répartir ces forces de l’ordre par petit groupes de 4 ou 5 espacés entre eux d’une vingtaine de mètres, ce qui leur aurait permis de communiquer très rapidement et surtout de montrer une présence dissuasive face aux casseurs.

Deux grandes vitres de la devanture d’Italie2 ont été cassées et enfoncées

J’ai vu en direct, j’étais à moins de 10 mètres, deux casseurs armés de pavés éclater coup sur coup deux grandes vitres de la devanture du centre commercial. Je n’ai pas d’image à vous proposer, vous m’en voyez désolé, mais je n’ai pas le réflexe « photo » ou « vidéo ». Après une courte pause, ils sont revenus et ont fini de faire tomber des vitres à l’intérieur de la galerie commerciale, voyez la photo ci-dessus. Après seulement sont arrivés les voltigeurs de la police, et c’est à ce moment là que nous avons rangé notre matériel pour dégager le terrain. Mais voyez les photos : pas un seul policier n’est là. Je peux vous assurer qu’une demi-heure plus tard, il y avait une escouade rangée devant cette même vitrine, pas un seul casseur n’aurait approché, encore moins avec des pavés, sans encourir un retour vigoureux.

Ceux qui ont donné les ordres aux force de l’ordre n’ont-ils donc pas encore compris le mode de fonctionnement des casseurs ? Ou bien, comme il se murmure sur les réseaux, les ont-ils envoyés eux-même afin de discréditer le mouvement des gilets-jaunes ? Le préfet de police de Paris à la suite de ces dégradation a finalement interdit le cortège qui devait se rendre vers la place de la Bastille. Quelle est son implication dans l’organisation du maintien de l’ordre ? Après tout, n’est-ce pas lui qui avait la charge de veiller au bon déroulement des opérations en donnant les consignes quant aux manières de prévenir la casse et les débordement ?

Mais le préfet n’est finalement, lui aussi, qu’un rouage de la machine : il y a du monde au-dessus de lui, et malheureusement pas les plus reluisants !

Le consternant trio des pieds nickelés

Il me semble que s’il y a des consignes, elles partent du ministère de l’intérieur et de son ministre, le consternant Christophe Castaner qui aurait été bien inspiré de ne jamais s’approcher du monde politique et de continuer à se distraire autour des tables de poker. Honte à ce ministre qui n’a rien trouvé de plus intelligent dans ses réaction que de qualifier les casseurs d’imbéciles. Mais où donc habite ce pitoyable histrion ? Peut-être sur Mars voire plus loin… S’il n’a pas donné les consignes appropriées, n’est-ce pas précisément pour que tout se déroule comme nous l’avons vu ? Et de là à penser que les casseurs sont soigneusement noyautés par des éléments de quelques services obscurs de son ministère pour exciter des gens déjà prêts à tout casser, il n’y a qu’un pas que j’hésite encore à franchir, mais avec une tentation de plus en plus vive.

Bien entendu, ce pathétique ministre de l’intérieur est sous la gouverne du premier ministre Édouard Philippe. Si depuis un an lui-même n’a toujours pas compris, c’est qu’il ne veut pas comprendre, ou bien qu’il joue le rôle de l’imbécile qui n’a pas compris tout en veillant à ce que rien ne change. L’idée serait alors de faire en sorte que la situation pourrisse et que ce mouvement s’éteigne avec la lassitude des citoyens. Le cas échéant, j’ai une petite nouvelle pour vous monsieur Philippe, vous vous mettez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate : le mouvement ne s’éteindra pas. Vous menez une politique de destruction de la France et nous ne vous laisserons certainement pas faire.

Par dessus ce chaudron de médiocrité, un président, monsieur Macron qui est complètement déconnecté des réalité quotidienne de la cité. Ce sont des dépenses somptuaires pour améliorer son environnement à l’Élysée ou bien encore à la résidence de vacances, à nos frais bien évidemment, sans vergogne, sans le moindre scrupule, sans l’once d’un début de pudeur et de décence. Honte à vous monsieur Macron, le mieux que vous pourriez faire pour ne pas aggraver votre cas, ce serait de démissionner immédiatement. Vous serez jugé pour vos exactions, n’en doutez pas une seule seconde, avec vos complices précités, cela va sans dire. Aucun de vos crimes ne restera impuni, soyez-en intimement et profondément convaincu.

Nous referons de la France ce qu’elle a déjà été et ce qu’elle devrait être : un pays où il fait bon vivre, où les institutions sont respectées parce qu’elles sont respectables et veillent à le rester, un phare pour le monde entier qui se tournera à nouveau vers nous en se demandant comment nous imiter pour avoir chez eux un mode de vie aussi enviable. Quant à vous, vous avez toutes les chances de terminer votre pitoyable carrière sur la paille humide de quelque cachot que nous nous ferons un devoir de vous réserver.

Gilet-jaunes, on ne lâche rien !

 

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